Making-of général, avec idioties et méthode de travail, jolie galerie photos

Note globale


Clips pas terribles et surtout aucun sous-titre, ce qui va en ennuyer plus d'un

Editeur : EMI
Durée totale : 0 h 48

Image        PAL

Un 16/9 pris sur le vif, les cadrages ne sont pas toujours bons, mais ça se laisse regarder assez facilement, sans heurts.
Making-of de l'album (30 min 16/9 non st)
Clip de The Reincarnation of Benjamin Breeg (7 min format respecté)
Performance en studio de Different World (4 min 16/9)
Galerie photos (5 min 16/9)
La musique : pas de soucis. Les blagues et les monologues, c'est déjà plus difficile. Certains hurlent de rire, d'autres murmurent, et ça manque de balance.
Un making-of d'une bonne durée, avec un titre-par-titre, ce qui est toujours appréciable. Mais évidemment, tout le monde est ultra-content sans aucun recul : normal.
Les albums de Maiden, c'est comme les chemises qu'on trouve en soldes à Carrefour : on en a tous une paire chez soi, et malgré leur grande ressemblance, il faut quand même les essayer sur soi avant de savoir lesquelles nous vont le mieux. Ainsi la dernière fournée, par ailleurs unanimement plébiscitée par la presse, ne me va pas très bien : elle taille un peu large à mon goût, et ses motifs sont trop répétitifs. Mais au moins, on est toujours sûr de la qualité de la texture et ça permet d'avoir quelque chose à se mettre avant la prochaine collection. En tous cas, réussi ou pas, cet album fait la fierté de ses six géniteurs (sept en comptant Kevin Shirley). Et EMI n'étant pas à un effort près pour s'en mettre plein les fouilles, nous avons évidemment l'inusable trio CD seul / double vinyl picture / CD avec DVD bonus. Quel pot ! Vous êtes sur un site de chroniques de DVD ! Musicaux qui plus est, c'est dingue ça non ? C'est donc le DVD bonus que l'on va décortiquer, nous mais vous y croyez, vous ? La vie est quand même bien faite.
Trève de bêtises, la première chose qui frappe le consommateur habitué aux galettes digitales de Maiden, c'est l'absence totale de sous-titres. Puis on lance le making-of de trente minutes, et là, ce qui gêne le consommateur habitué aux galettes digitales de Maiden, c'est l'absence totale de sous-titres. Car quand Steve Harris se met à parler avec son épouvantable accent cockney à découper au chalumeau, ce qui fait chier le consommateur habitué aux galettes digitales de Maiden, c'est l'absence totale d'imagination du rédacteur de cette page. Et aussi le manque de sous-titres. Croyez-moi, il vous faudra une solide dose d'anglophonie pour piger la moitié de ce que vous racontent ces musiciens (à part notre Bruce Dickinson préféré qui a toujours une diction de perfect gentleman). Le making-of revient sur la création de l'album (beaucoup de prises live notamment le chant), sur le fait qu'il soit définitivement plus progressif qu'avant, sur les efforts de Shirley pour mettre Nicko McBrain à l'honneur, ainsi qu'une petite explication de texte pour tous les titres, sauf (pas) étonnamment le premier. Un making-of pas toujours passionnant (puisque pas toujours compréhensible), mais bourré de gags signés comme d'habitude par l'épatant batteur.

Puis deux clips et une galerie de photos. Si icelle est conforme à ce qu'on pouvait en attendre (plus drôle et sympathique que véritablement belle), les deux clips sont eux un peu justes. D'abord, l'officiel, celui de Reincarnation of Benjamin Breeg. Rien d'autre qu'un collage de bêtises studio et de playback, plutôt réussi étant donné le caractère très live de l'album, mais collé en vignettes d'un goût artistique un peu douteux. La chanson est bonne, mais le clip n'est pas vraiment passionnant, comme vous avez peut-être déjà pu le voir lorsqu'il a été gratuitement descendu en flammes par Jean-Bernard Hebey (qui porte bien son nom puisqu'en l'entendant proférer devant des millions de téléspectateurs des conneries diffamatoires à la limite de la faute professionnelle, notre seule réaction a été "eeeeeh beh !"). Le dernier bonus est inscrit comme étant "une version live en studio" de Different World, le single qui crève les yeux (d'ailleurs aussi inefficace qu'original, je vous laisse faire la traduction). Pour être sincère, j'ai du mal à croire qu'il s'agisse vraiment de ça. A bien y regarder, ça ressemble plutôt à un playback sur l'original (qui a peut-être été enregistré live, je veux bien l'admettre, sauf que la voix de Dickinson y est dédoublée par moments), qui va aussi faire office de clip supra-pourri dans le futur. Bref, rien de fôlichon. On ne pourra que s'extasier encore une fois devant la gentillesse et le professionnalisme des Iron Maiden, mais sans sous-titres et sans contenu visuel vraiment époustouflant, ce DVD bonus ne dépasse pas le simple état de petit cadeau là où on voulait avoir un feu d'artifice. C'est peut-être ça notre problème : les grands groupes, on leur demande toujours un peu trop. Mais après tout, si on ne leur demandait pas assez, seraient-ils devenus des grands groupes ?


19-10-2006