
![]() Beau spectacle, sacrée organisation, des invités très variés, certains sacrément doués |
Note globale
|
![]() Setlist un peu facile, quelques participants franchement mauvais |
|
Editeur
: On Parade
|
![]() |
Durée
totale : 2 h 08
|
|
|
|
|
Image
|
Rien |
![]() |
Vu les circonstances, on peut parler de prouesse. Bien sûr, ce n'est pas le dernier Genesis ni la trilogie Lord of the Rings, mais ça rend bien et c'est bien filmé. L'essentiel, quoi. | |
![]() |
Groupes et styles différents, pour un résultat qualitativement homogène. BT n'a pas essayé de ruiner le son de ses nombreuses premières parties, c'est déjà bien, même si l'enregistrement festival en plein air rend l'ensemble un peu "distant". | |
![]() |
Difficile de juger une setlist aussi hétéroclite. Beaucoup de groupes, parfois très bons, parfois mauvais, des surprises, des tueries, et un BT jouant un peu la facilité sur le coup. | |
![]() |
Y'avait plus de place sur le disque (et là en plus c'est vrai). |
![]()
| Pour une fois, on va aller directement à l'essentiel : le principal défaut de ce DVD, le truc énervant, le point qui choquait avant même sa sortie, c'est de se présenter sous la forme d'un simple disque. Un misérable simple disque. Lorsqu'on a appris, début 2007, que Buck-Tick allait fêter ses 20 ans de carrière et la sortie d'un album Tribute par divers artistes plus ou moins connus, en organisant une journée de festival avec tous les artistes de l'album pré-cité et eux-mêmes en fin de soirée, on n'attendait rien de moins qu'une bonne grosse édition collector avec double disque et la totalité de la journée filmée rassemblant toutes les prestations complètes. |
![]() |
![]() |
Las,
édition collector il y eût bien, mais avec un documentaire
et quelques coulisses en guise de "live complet", le tout vendu
à un prix cette fois trop prohibitif pour que la rédaction
de DDS ne décide de sauter le pas. Ne nous reste donc rien d'autre
qu'une édition standard, tout à fait respectable au demeurant,
mais grandement incomplète puisque hormis Buck-Tick, dont la prestation
est -encore heureux- complète, tous les autres participants se
sont vu limités à une seule chanson parmi les trois généralement
jouées. On retiendra, en guise de circonstances atténuantes,
que le DVD est rempli à craquer, et peut-être que le risque
de problèmes de droits a empêché le groupe de tout
mettre. Tant pis, il faudra faire avec. Et puis on ne pourra pas non plus
pester sur la technique. Compte tenu des impératifs (un festival
n'est jamais facile à gérer) et des problèmes météorologiques
expérimentés par les équipes lors des préparatifs
(un typhon s'est abattu sur la région deux jours avant, Luna
Sea way-of-life), on ne peut qu'être satisfait de la qualité
assez impressionnante de l'image et du rendu sonore, quoique ce dernier
puisse se montrer un poil moins "raffiné" que ce à
quoi Buck-Tick nous a habitués (tout en sachant qu'il s'agit du
premier DVD du groupe filmé en extérieur, ceci expliquant
sans doute cela).
|
| Le concept global du festival consistant, au risque de me répéter, à rassembler tous les artistes ayant participé à l'album Tribute to Buck-Tick sur une même scène lors d'une journée festival où ils joueront chacun une reprise de Buck-Tick et des morceaux à eux, cette chronique ne pourra vous épargner un bon petit listing des familles. C'est un peu facile, mais c'est indispensable et ça me permettra de balancer quelques vacheries gratuites. |
![]() |
![]() |
Le
programme s'ouvre avec Kiyoharu, ancien chanteur de Kuroyume, groupe largement
culte parmi les fans de musique japonaise, en partie de par leur refus
de passer en Major au cours de leur carrière. Choisi pour ouvrir
le concert pour sa capacité à mettre le feu aux poudre,
Kiyoharu ne faillit pas, en choisissant directement une reprise de Buck-Tick
(et pas n'importe laquelle) et en se faisant accompagner par Sakurai.
Leur succède le groupe Balzac, qui laisse admiratif devant la quantité
d'efforts consentis pour sonner atrocement banal. Labellisé Your
Average Visual Rock Band. Les Runaway Boys remontent un peu le niveau,
avec un choix de chanson (une reprise) moins évident que la moyenne,
et de surcroît parfaitement interprétée. Age of Punk,
qui leur succède, fait à peu près la même chose,
accompagné par un Imai particulièrement en verve (un pain
toutes les deux notes).
|
| Vient
ensuite le premier cas, Attack Haus. Imaginez un mélange entre Prodigy
et 2-Unlimited, et vous aurez cette formation Techno-Punk énergique
et sympathique, qui choisit néanmoins un peu la facilité en
reprenant My Fuckin' Valentine. A apprécier néanmoins, puisque
l'artiste suivant a de quoi faire peur. Endô Michirô, après
nous avoir plusieurs fois hurlé dessus pour nous intimer l'ordre
de "laisser sa vie briller depuis sa tête" (je n'invente
rien, voici la phrase originale : " |
![]() |
![]() |
Mais
tout cela n'est rien, rien vous dis-je face au CAS de ce concert,
Theater Brook. Dès son arrivée sur scène Daichi Satô,
le leader du groupe accompagné de sa tignasse impressionnante et
de ses lèvres botoxées, nous informe que "si [l'on]
ne comprend pas ce qu'ils font, ce n'est pas grave, ça ne leur
pose aucun problème". Précaution bienvenue. Au début,
à l'écoute de cette jam bizarre, on est vite tenté
de qualifier Theater Brook de "Jazz Odyssey" façon Spinal
Tap (NDBaker : Voici notre bassiste,
c'est lui qui a composé ce morceau !). En réalité,
ce groupe ne réussi rien d'autre que l'exploit de condenser en
5-6 minutes la totalité de la carrière des Doors, des pires
aux meilleurs moments, en commençant par les pires (spoken text
passablement alcoolisé, pour ne citer qu'une drogue dure), et en
terminant heureusement par le meilleur, c'est à dire une belle
progression quasi prog' vers un final enlevé franchement sympa.
L'honneur est sauf, mais on a eu très peur.
|
| On aura peur aussi en voyant débarquer le suivant. Alors là, rangez tous vos préjugés sur les "asiatiques aux yeux bridés qui se ressemblent tous", asseyez-vous bien confortablement, et préparez-vous psychologiquement à voir débarquer un sosie d'Alain Chamfort qui se serait fait le look de David Bowie période Ziggy Stardust. Voici Masami Tsuchiya, guitariste ULTRA doué, accompagné d'une bassiste et d'une batteuse toutes les deux aussi capables que charmantes. Et elles sont très enfin, vous connaissez la formule ! Une bonne nouvelle n'arrivant pas seule, le groupe suivant débarque pour mettre le feu. Abingdon Boys School, qui a piqué son nom à l'école où les membres de Radiohead ont fait leurs études et bien que (ou plutôt parce que) leur musique n'a pas une once de ressemblance avec celles de Thom Yorke and the Sleeping Pills, nous balance un bon gros morceau rock de leur cru, rappelant un peu Janne da Arc, pour le meilleur. Et la série des gens doués continue, avec Rally composé de deux membres de Glay et de potes invités pour l'occasion, qui nous chantent ni plus ni moins que Aku no Hana, auquel succède un J de Luna Sea nous offrant avec ses musiciens 'ricains (dont un batteur plus buf tu meurs) peut-être la meilleure version Live existante de Iconoclasm. |
![]() |
![]() |
Fin
du Winning Streak avec MCU, daubasse R'n'B à faire fuir jusqu'au
fan le plus acharné du genre, que Ken Ishii viendra heureusement
bien vite faire oublier. Quoique pas particulièrement fan du genre
techno, son mix se montre assez réussi, et a le mérite d'assurer
une bonne transition avec l'arrivée, enfin, de Buck-Tick sur scène,
qui commence par jouer Baby I Want You avec Ishii aux platines. Depuis
que nous chroniquons des DVD du groupe sur ce site, On Parade n'en est
pas moins ce qui se rapproche le plus d'une setlist décevante
Pas de vraie grosse surprise (à part peut-être Speed) et
des morceaux assez convenus ou joués peu de temps avant en sont
la principale cause, le groupe nous ayant habitué à bien
mieux. Toutefois, pas de quoi hurler à la mort non plus, le show
n'en étant pas moins assuré et réussi, tout étant
fait pour donner le maximum au public, comme le prouvera encore le très
beau feu d'artifice qui clôt le concert.
|
|
En
fait, le principal intérêt de ce DVD, par rapport à
l'image du groupe, est probablement de montrer ses membres ailleurs que
sur scène. Depuis le temps qu'on les voit enchaîner les concerts
en faisant
un peu la gueule il faut bien le dire, on pouvait commencer
à se demander s'ils étaient des gens tout simplement pas
aimables ou peu communicatifs, ou s'ils étaient juste très
concentrés une fois sur scène. Le fait de les voir, tout
le long de ce DVD, en coulisses à accueillir et remercier leurs
invités, très ouverts et tout sourire a de quoi rassurer
sur leur personnalité réelle, plus en tout cas que le documentaire
foireux de At the Night Side. C'est donc un groupe toujours en forme qui
fêtait ses 20 ans de carrière, magnifiquement entouré
de surcroît, par des artistes venus d'horizons extrêmement
divers. Buck-Tick peut se vanter d'avoir influencé un sacré
paquet de monde, de quoi leur donner l'envie de tenir encore dix ans,
refaire un festival avec une nouvelle génération de jeunots
ayant grandi avec eux, et nous le sortir en entier, cette fois. Y'a de
la place sur un Blu-Ray.
|
![]() |
|
8 septembre 2007 - Yokohama Minato-Mirai |
![]() |
|
Kiyoharu |
![]() |

|
Oui
oui, il y en avait !
|