Christophe - Olympia
2002 
![]() Setlist intéressante et audacieuse, son magnifique, chanteur parfait bien que peu communicatif |
Note globale
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![]() Parfois prétentieux, parfois égotique, quelques tubes en version "cabine de suicide", et une réalisation nulle en plus d'être méchamment agaçante |
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Editeur
: Universal
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Durée
totale : 2 h 42
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Image
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Tellement de défauts que les lister tous ici dépasserait de loin le nombre de caractères autorisés. Je vais donc me limiter à un seul mot : nulle. | |
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Chaleureux et parfaitement défini hormis un tout petit poil trop de polissage. Rien de grave, à part un encodage en Dolby Digital particulièrement grotesque surtout lorsqu'il s'agit de l'unique piste disponible. | |
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Un mélange gros tubes / morceaux confidentiels très réussi, une fois mises de côté les relectures passablement démoralisantes de certaines vieilleries. | |
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Des bouts de phrases et des réflexions éparses sur un fond imagé aussi intéressant que le live, pas grand-chose à en tirer, si ce n'est que Christophe valide le travail du réalisateur... |
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| Plus de 25 longues années. Non, pour une fois ce chiffre ne correspond pas à mon retard dans l'écriture de ces lignes par rapport à la sortie du DVD, mais au temps qu'il a fallu à Christophe pour remonter sur scène. Ce délai, selon l'intéressé lui-même, a plus à voir avec la technique qu'avec un manque de productivité. En effet, Christophe étant connu comme un perfectionniste du son, les nombreuses carences techniques émaillant le son "live" l'ont poussé à attendre plusieurs décennies d'évolution technologique avant de se relancer dans l'exercice... Et finalement se dire, à ce que l'on découvre dans les bonus, que cela n'est pas encore suffisant à ses yeux ! |
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Il
a donc fallu 25 ans à Christophe pour revenir à la rencontre
de son public, tout comme il avait fallu attendre 13 ans pour la sortie
de son album "come back", Bevilacqua, en 1996. Come back artistique,
s'entend, plus que commercial, tant l'album a dérouté à
sa sortie. Loin des ritournelles qui ont fait quelques-uns de ses plus
grand succès, le cru 1996, techno, électro, destructuré,
complètement à l'opposé de tout ce que pouvaient
faire à cette époque les artistes de sa génération,
n'a pas explosé les charts malgré une présence médiatique
correcte (single "Le Tourne-Coeur" sur Chérie FM entre
autres). Mais peu importe, puisque Bevilacqua a su attirer le regard des
journalistes musicaux et de certains passionnés vers un artiste
que l'on n'imaginait certainement pas dans ce registre. Une attention
qui s'est avérée bigrement payante à la sortie de
l'album suivant, "Comm' si la terre penchait", largement encensé
par la critique... à juste titre.
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| C'est donc à la fois porté par une critique quasi-unanime, mais aussi par un public de fidèles naviguant entre nostalgie et redécouverte que Christophe a organisé ses concerts à l'Olympia, suscitant du même coup des attentes à la fois immenses et largement contradictoires. De quoi paralyser plus d'un musicien. Fallait-il faire un concert Best-Of, ou orienté vers les nouvelles chansons ? Faire populaire ou "arty" ? Attirer Télérama ou Michel et Micheline Durand ? Le choix de Christophe a été de n'en faire aucun. Cet Olympia 2002 tient donc de la quadrature du cercle, ou tout du moins essaie d'aller dans cette direction. |
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Première
chose qui surprend dès le début du spectacle : le son. On
a ici un magnifique exemple de son "à la française"
dans ce qu'il a de plus réussi. D'une clarté saisissante,
d'une incroyable précision, la prise de son impressionne d'emblée
par sa maîtrise technique. On entend tout, ou presque. Pas un murmure
de la voix si spéciale de Christophe, haut perchée et toujours
assurée tout en paraissant en permanence sur le point de se briser
n'échappera au micro, pas plus que les plus légères
notes jouées par l'imposante formation que le dernier des Bevilacqua
a emmené avec lui sur scène. On en regrettera alors d'autant
plus le choix idiot (ou paresseux) d'encoder une piste sonore pareille
non seulement en simple stéréo, quand tout hurlait au multicanal,
mais en Dolby Digital stéréo. Pas de PCM, contrairement
à ce qu'indique la jaquette, et l'on ne peut qu'en être malade
en pensant à ce qu'aurait pu donner une "Voir" avec des
basses non compressées.
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| Deuxième constatation : eh ben, ça rigole pas sur scène ! La setlist, sur le papier, réussit le tour de force de rassembler tous les plus gros tubes tout en laissant place à pas mal de petites nouvelles du dernier album. Afin de ne pas risquer la rupture des ligaments pelviens à tenter un grand écart entre tubes et morceaux "Inrockuptibles Friendly" si l'on me passe l'expression, Christophe a finalement tout passé à la moulinette "élitiste" (vilain mot) avec un résultat souvent louable quoique non sans poser de problèmes : plus Arty, tu meurs ! Pour le meilleur, souvent, notamment lorsqu'il s'agit d'inclure un interlude instrumental avec un couple de danseurs modernes, des morceaux peu connus comme Enzo, ou de prendre tout le monde de court avec cette géniale fausse intro des Mots Bleus. Pour le pire, aussi, lorsque l'exercice rend pompeux se qui voulait être fin. Ainsi les célèbres Marionnettes, chanson à la base douce-amère, devient ici digne d'être jouée lors d'un enterrement ; idem pour Aline, transformée en appel au suicide, ou pour Succès Fou dont le clip original, déjà pas jouasse (faut quand même le faire pour chanter un texte pareil avec une gueule de trois pieds de long), se voit ici renvoyé dans la catégorie "Casimir" par une version live digne de Nuit et Brouillard. |
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Clairement,
ce live 2002 n'est pas là pour la plèbe. Ce qui ressort
rapidement de la prestation, c'est que ce soir-là, à l'Olympia,
on était là pour faire de l'Art, à prononcer façon
"Patrick Valéry Hubert Stanislas Duc de Montmorency".
Pour ce faire, la musique doit être belle (elle l'est), raffinée
(aussi), intéressante (idem), et pour se fondre dans l'ambiance
voulue par le Boss (qui n'a jamais souri devant une caméra), les
musiciens doivent faire la gueule, ce dont ils ne se privent pas. Tous
sont concentrés, un peu poseurs peut-être, mais parce qu'il
font de l'Art, ils se doivent de montrer que le trip musical sort de leurs
tripes. Mention particulière à l'accordéoniste, dont
l'instrument semble directement relié à son corps caverneux
pour que chacune des notes qu'il joue puisse entraîner sur son visage
une grimace évoquant un éjaculateur précoce arrivé
par miracle à tenir une heure quarante-cinq... jusqu'à cet
instant.
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| Ne surtout pas voir dans les lignes précédentes quelques tendances à la démagogie beauf qui consiste à casser tout ce qui apparaît élitiste en le qualifiant... d'élitiste, mot devenu une quasi-insulte de nos jours, avec les conséquences désastreuses que l'on sait, notamment en politique. En fait, un artiste tel que Christophe, arrivant à concilier à la fois la ménagère redevenue midinette et le critique exigeant ne mérite que des éloges, et il ne faudra certainement pas prendre les deux paragraphes ci-dessus pour les attaques qu'ils ne sont pas. Le problème survient uniquement lorsque l'élitisme se mue en égotisme. Hélas, parfois, de rares fois, Christophe tombe dans ce piège. Juste après l'entracte (oui, il y a un entracte dans ce concert), apparaît sur scène un mime portant un masque de Christophe se lançant dans une sorte de jeu de séduction avec un autre masque qu'il tient à la main, à l'effigie... de Christophe, le tout sous le regard fasciné de... Christophe. Narcissisme au premier degré. Toute considération artistique cette fois mise de côté, ahurissante et affligeante séquence qui, en 5 minutes, réussi à crier plus souvent "MOI, MOI, MOI" que toutes les mouettes du Monde de Némo réunies. |
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Retour
à la technique, avec l'image. Parfois agrémentée
d'un grain tout ce qu'il y a de plus esthétique, celle d'Olympia
2002 affiche de somptueuses couleurs, de beaux noirs, de très joli
cadrages et surtout une superbe définition qui aura de quoi rendre
jaloux jusqu'aux possesseurs de télé HD. Un travail très
appréciable, qu'il faudra d'ailleurs bien prendre le temps d'apprécier
puisque les lignes du dessus ne concernent qu'à peine 1/4 du concert
! Le reste du temps, on plonge dans l'un des pires exemples de ce que
peut être du "Arty" coupé à l'égo.
On y retrouve pour commencer tout l'attirail du parfait mauvais réalisateur
de live : gros grain (moche, celui-là), solarisation, blancs brûlés,
inversion vidéo, faux flous, effets à la noix, noir et blanc
rétro-ORTF, rémanence, définition volontairement
abîmée, ralentis saccadés, tout y est, et même
pas de façon mutuellement exclusive : il peut très bien
y avoir un faux ralenti noir et blanc avec grain et rémanence.
Pourtant ce tableau déjà franchement pas reluisant ne donne
même pas le bout d'une idée de pourquoi, question image,
ce live est à jeter par la fenêtre d'un gratte-ciel. Car
l'ultime idiotie du réalisateur (ou du monteur, ou des caméramen
dépassés par l'AAAAArt), réside dans sa façon
de filmer à peu près tout sauf ce qu'on a envie de voir.
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| Cadrages ratés filmant le sol de la scène façon "les yeux dans les pieds" avec en plus les effets moches décrits ci-dessus, plans de coupe sur des gens du public avec toujours les mêmes effets, insertion en plein écran des projections normalement réservées au fond de scène, voire de séquences complètement hors-sujet, parfois pendant des MINUTES ENTIERES alors que l'on aimerait désespérément voir les musiciens, placements de caméras repoussant les limites de la bêtise, nous donnant le point de vue extrêmement enviable d'un Hobbit égaré au dernier rang du balcon et même, sur Aline, de la neige, de la vraie neige de télé pas règlée, régulièrement pendant toute la chanson, comme ça, pour rien. |
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Le come back live de Christophe aboutit donc à un résultat mitigé, du moins en ce qui concerne le DVD. Musicalement, la dentelle a beau parfois sombrer dans la prétention, et la beauté se métamorphoser en onanisme intellectuel, l'ensemble reste de très haut niveau, avec un public potentiel étonnament large aussi - ce qui ne fait qu'en augmenter la qualité, et bénéficie d'une interprétation quasi parfaite, tant pour le chant que les musiciens. On ne peut donc raisonnablement pas taper sur le contenu de ce point de vue. Par contre, et toujours raisonnablement, au même titre que le pour le live d'Underworld dans un tout autre registre, je ne saurais trop conseiller de préférer au détriment de ce DVD la version CD, qui elle au moins possède une piste PCM et ne sera pas gâchée par une réalisation agaçante au dernier degré. 24-05-2008 |
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10 & 11 mars 2002 - Olympia (Paris) |
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01.
Les minots (intro) |
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Christophe
- Chant, claviers, guitare
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Alice Botté, Todd Cousin, Christophe Van Huffel - Guitare |
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Bunny
Rizzitelli -
Batterie
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Didier Batard - Basse |
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Pascal
Charpentier - Piano
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Jérôme Gueguel, Christopher Board - Claviers |
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Mimino
Garay - Percussions
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Paul Baile - Saxophone |
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Frédéric
Deville - Violoncelle
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Gérard Tempia Bonda - Violon |
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Daniel
Mille - Accordéon
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