
![]() Belle tranche de nostalgie, propos politiquement incorrects, personnage hilarant et culte, plaira autant aux fans de vieux jeux qu'aux amoureux du cinoche américain des 80s |
Note globale
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![]() Un humour qui ne trouvera son rythme de croisière qu'après les derniers sketches de ce DVD-ci, un manque cruel de sous-titres |
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Editeur
: ScrewAttack / CineMassacre
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Durée
totale : 3 h 19
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Image |
| De la vidéo plus qu'honnête pour un semi-pro : la définition est très correcte, les jeux passent plutôt bien. Dans le genre, on a connu pire, et surtout amateurs de YouTube rassurez-vous, la compression est celle d'origine, dix fois supérieure à Internet. |
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Note punitive pour les nombreuses baisses de volume soudains ou les explosions qui ne plairont pas trop à votre pauvre ampli. Pour le reste, la voix est très claire et compréhensible même dans les moments moins réussis, et la musique des jeux ressort très bien. |
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| Une idée simple mais géniale ; une de ces idées qu'on doit être une centaine à avoir eu... mais un seul a eu le courage, le temps, la patience et les couilles de le faire. En prime avec un personnage pas croyable, maladroit, vulgaire, adipeux, de mauvaise foi, bref extraordinaire ! | |||
| Il ne pouvait guère faire mieux. Il y a des bonus de toutes parts, tous sentant la générosité à plein nez, et qu'un pauvre amateur nous offre tant de bonus par rapport à des majors avares comme Picsou ne peut que nous réjouir. On rajoutera un menu hilarant (et de mauvais goût), et on se demande bien ce qu'il nous réservera pour le volume 2. Des sous-titres peut-être ? |
| You know, I don't even understand why I'm talking about this shit. Maybe you've heard about him ? He's called James Rolfe and he likes to rant on old and virtually unplayable video games, especially on the NES. In the beginning, he was only posting these pathetic videos on Youtube, and it was already far too much for what they're worth. He even has a Theme Song, and the worst part about it is that I can get it out of my head ! It just keeps going on... As if I didn't have more important things to think about than some idiot singing stupid lyrics about having "a buffalo taking a diarrhea dump in one's ear". Composer is some dumbass named Kyle Justin. Well, he's Just in time to PISS ME OFF !!! Stupid string wanking jerk with a faggot hat... |
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Besides,
what's the point of reviewing games you suck at ? This guy can't even
play Ninja Turtles properly ! As if climbing a ladder while being attacked
by 20 monsters without a chance to defend yourself was in any way difficult.
When I was young, I was smart enough to go all the way up to the Technodrome
! And it was really easy ! But this poor Nerd is just clueless, and is
trying to tell us that those games are bad. NO WAY ! Personally, I love
games where I have no chance to survive, games where my characters don't
move as I tell them to, games that are getting me on my nerves because
of all the time I have to start all over again after horribly painful
deaths, games with bugs so blatantly ridiculous that I have a hard time
figuring how they got through all the beta-testing process. And you know
why ? Because it's FUN ! Final Fantasy XII "don't bother holding
the controller, the AI's doing the job"-sized FUN !
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| All the games Rolfe's talking about are just pure fun, and it's all HIS fault if this git can't press a button right. Angry Video Game Nerd ? Assy Video Game Sucker if you want my opinion ! In an ideal world, we wouldn't have heard about him at all. But the world is nothing more than puke dripping out of a baboon's asshole, and people, excuse me, BASTARDS all over the world began to love him. Why ? WHY ? WHAT WERE THEY THINKING !!!??? Now this fucking joke of a short film director released a DVD, and to add insult to injury one of my soon to be former "best friend" presented it to me as a Christmas Gift. Even though I kindly asked him for a Wii, can you imagine that ? Really, I can't get over it... Some people really have such bad tastes, can you believe it ? I should have known, given his refusal to buy a DS to play with me on games like Yoshi's Touch and Go and Brain Training... |
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The
treacherous cheapskate even had the nerves to beg me for a review of the
DVD. That's why I'm writing this pile of shit. But what can I say ? I
have nothing in common with this James Rolfe. He likes Rocky the movies
but not the game (I like the game but not that brainwashed left-wing sissy
fussing around in an oversized jockstrap), he said that the Power Glove,
the POWER GLOVE, my favorite game controller until the Wii-Remote came
out, is bad, which almost made me cry ; he's making fun of our Savior
and the Holy Bible of God by criticizing the awesome "Bible Games"
(I played them, they are good, and in no way repetitive !), he seems to
love cheesy horror movies, while I can't wait for Matrix on HD-DVD...
His favorite game systems are the NES, the SNES and the Playstation ;
mine are the CDI, the 3DO, the Virtual Boy and the Gamecube. There's no
way he can be more competent than me about games !
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| Moreover,
as a director his skills are laughable. With all the money he's raising,
he has yet to make a sequence that matches the subtlety of Dario Argento's
Masterpiece, Phantom of the Opera. Special effects are just plain bad, just
as is the acting. Even a retard could see that his character is nothing
more than his real persona with a few twists. Also the packaging is... WHAT
THE FUCK AM I DOING ANYWAY !? I'm wasting my time on this crap ! I'd rather
lick a rotten rash of pus on a dead dog's groin than write one more paragraph
about this piece of garbage ! This guy is coarse, ill-mannered and rude,
his DVD just plain vulgar, and this is precisely why I FUCKING
LOVE IT ! |
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| Subrepticement, l'alter-culture vidéoludique s'est immiscée dans le quotidien médiatique, familial et même artistique. De hobby confidentiel, la pratique de la micro-informatique et des jeux électroniques est devenue commune au fil des décades, passant de l'octante balbutiante et ensombrie aux nonantes glorieuses et l'avènement des compagnies du Soleil Levant, jusqu'à devenir une activité privilégiée, bénéfiçiant d'un solide réseau de réclames, de prestigieux partenaires, et de la poussée technologique croissante. Mais nonobstant la prépondérance de consoles hi-tech et de ludiciels aboutis et sophistiqués dans les salons et les chambres de nos progénitures, il restera à jamais une poignée d'irréductibles n'ayant pas digéré la condescendance malveillante et l'obscurantisme forcené qui fûrent leur lot quotidien lors des honnies années vertes du développement domestique des jeux vidéo, ces années 82/89 où chaque logiciel sorti était entouré d'une aura de mystère et de crainte, où chaque percée technologique était laborieuse et souvent ignorée (qui se souvient de I of the Mask ou de Ant Attack sur Zx Spectrum, repoussant aux confins du croyable les limites physiques de la machine ?). La nostalgie, aussi passéiste et par voie d'extension rétrogradante puisse-t-elle être, peut aussi avoir ses bons côtés, surtout accouplée à une tendance moderne lui assurant une pérennité certaine. |
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Ainsi
l'avènement dans tous les foyers du réseau Internet, gorgone
mâtinée de Pandore pour certains, révolution socioculturelle
pour d'autres, permit à de nombreux hobbyistes de faire partager
leurs passions et connaissances via moults médias : textes encyclopédiques,
chroniques entre objectivité de l'objet présenté
et subjectivisme de l'humour (NDBaker : Je vois pas ce qu'il veut dire
?), résurrection des musiques de vieux jeux, puis desdits jeux
eux-mêmes au travers de l'émulation, véritable téléchronotron
interactif. Les sites de vidéastes amateurs tels YouTube ou DailyMotion
ont même vu l'émergence de scopitones ludothétiques
où les meilleurs joueurs filment et diffusent leurs exploits, donnant
une seconde vie à d'anciens ludiciels que les plus jeunes n'ont
jamais connu mais peuvent ainsi découvrir. Mais le cas qui nous
intéresse aujourd'hui est fort différent : à contre-courant
de la déification des anciennes émotions vidéoludiques,
ce DVD est avant tout un pourfendeur de chimères.
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| L'auteur est un jeune Américain nommé James Rolfe, vidéaste de formation dont les oeuvres sont consultables sur le site www.cinemassacre.com. Il joue le personnage semi-fictif et très générique du Angry Nerd, soit du Nerd En Colère. Traduire Nerd basiquement serait vain, ce terme désigne globalement des personnes très attirées par le monde de l'informatique, au point d'en faire leur principal centre d'intérêt quitte à en impacter leur vie sociale. Ce garçon nous montre donc à travers des saynètes comiques d'anciens jeux vidéo, au travers du prisme de sa colère aveugle et de son incapacité à maîtriser les arcanes de ces distrayants programmes, quitte à rajouter quelque maligne mauvaise foi. En effet, outre la présentation de logiciels dont la médiocrité est objectivement flagrante, tels Dr Jekyll ou autres Double Dragon III, le Nerd met outrageusement en exergue la difficulté suprême ou les tares de fonctionnement de quelques jeux pour lesquels son niveau global de joueur est peut-être tiré vers les limbes. Ces voyages rétrotemporels permettront donc au spectateur occasionnel de découvrir des vestiges d'un récent passé, de se remémorrer ses frustrations d'antan, ou de se moquer ouvertement du talent tout relatif de Rolfe en tant que hobbyiste patenté. |
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Se
prenant au jeu, si tant est que l'on puisse passer outre ce trait d'esprit,
l'auteur a diversifié ses allocutions logorrhéennes à
travers quelques enluminures chatoyantes, la moindre n'étant pas
un langage fort vert, mettant à mal la langue de Shakespeare au
travers d'interjections spontanées, voire de néologismes
(fuckballs, fuckfarts, consorts et dérivés). Prenant de
l'assurance à mesure de la popularité croîssante de
ses productions, le Nerd s'est permis de mettre en abîme le sujet
des jeux via des parodies de films (Vendredi 13, Freddy) où le
mimétisme de la mise en scène le dispute à la verve
du personnage. Il s'est même autorisé un duo virtuel avec
un irrésistible petit sidekick, ShitPickle, création qui
mérite d'être connue au-delà du microcosme du retrogaming.
Enfin, divagation qui pourra interpeller jusqu'aux plus réfractaires
anti-console, une réflexion pertinente sur les insondables mystères
du marketing des séquelles.
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Cette double galette propose donc une première série d'élucubrations Nerdesques, alliant soin et détente dans un maelström très agréable. Les menus sont extrêmement drôles, l'image est de bonne qualité, particulièrement les extraits de jeu (ne pas se fier au premier, Castlevania II, non représentatif). Le son est sensiblement le même que les originaux trouvables sur la Toile, clair bien que parfois criard. Généreux et complétiste, James Rolfe a même inclus moults bonus, qui une autorétrospective sur les racines du projet, qui la chanson du générique sournoisement addictive, qui deux rétrospectives explétives sur sa manière loquace de villipender les programmeurs et vertement tancer des idées fort malencontreuses. Quelques cumulus viennent hélas obscurcir cet idyllique tableau : la frustration qu'engendre la courte durée du programme, bien sûr, et l'approche sybilline du sujet qui pourra rebuter néophytes et puristes thuriféraires, mais également, et surtout, un manque de sous-titres qui, malgré l'excellente clarté de la voix Nerdesque et un vocabulaire des plus raccourcis, prive les non-anglophiles d'un des plus intriguants projets audiovisuels dont la singulière popularité n'est en rien usurpée devant l'humour du propos et l'intelligence de la mise en uvre, le tout à la gloire semi-moquée d'une tranche d'histoire technologique par trop méconnue. Pour résumer : bordel à queue de pompe à merde, ce DVD est trop mortel, putain, con, chié.
Dr
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2004/2006 - U.S.A. (The complete address can be found at... aaaaaaaaaarggggghhhh. In Camargue) |
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01.
Simon's Quest aka What a horrible fucking curse |
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