
![]() Setlist étonnante, concert important, "360° Shin'ya"... et en plus vraiment pas cher |
Note globale
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![]() Forever & Ever version hydrocution, 1999 et pas Twice !!??. Et sinon... euh... |
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Editeur
: Universal Japan
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Durée
totale : 2 h 20
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Image
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Une image tout à fait correcte pour un live filmé en 1996 pour la télé, malgré quelques rouges et bleus qui bavent (NTSC...). Un voile flou se fera remarquer parfois en bien, parfois en mal. Réalisation plus nerveuse que d'habitude. Vu le lieu, c'est pas plus mal. | |
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A aucun moment on ne sentira d'effet bootleg, contrairement à un Manatsu no Yagai pourtant plus récent. Basse très présente (voire un poil trop), guitares bien définies, nickel. Pas de 5.1, mais qui l'espérait ? | |
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Une setlist assez unique chez Luna Sea puisque vraiment très orientée sur le dernier album en date. Celui-ci étant excellent, on ne crachera pas dessus, en particulier quand elle ose un titre comme Selves. | |
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Bootleg officiel vendu à prix réduit, n'en demandez pas trop non plus. |
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| Voici un cas typique de DVD que l'on n'espérait même plus voir arriver. D'abord prévu pour il y a quelques années, puis repoussé, puis annulé, puis réannoncé pour être re-annulé, Mafuyu no Yagai a finalement profité du buzz entourant le concert spécial de "reformation" en fin d'année 2007 pour quitter son statut de courant d'air et se frayer un chemin jusqu'aux étals des vendeurs. Gageons aussi que, par l'odeur de l'argent alléché, l'éditeur Universal y a vu une bonne occasion de refourguer un back-catalogue pas trop défraîchi ! Pour une fois, on ne s'en plaindra pas. |
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D'aucuns
parmi les habitués de ce site seraient tentés de voir dans
ce DVD Mafuyu no Yagai une sorte de petit frère hivernal de Manatsu
no Yagai, déjà chroniqué il y a quelques temps par
ici, le lieu d'enregistrement (Yokohama Stadium) et la déclinaison
sur le même thème des deux titres n'arrangeant pas les choses.
On pourrait donc s'attendre à voir une nouvelle fois le même
concept de concert entre guillemets "standard", c'est-à-dire
pas donné lors d'un évènement spécial (10ème
anniversaire, concerts d'adieux, etc...), mais datant de l'époque
Style au lieu de l'époque Shine. Grosse erreur cela serait !
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| Loin du show lambda, ce Mafuyu no Yagai ("Open Air in Mid Winter") s'avère une date particulière dans l'histoire de Luna Sea, à plusieurs titres. Deux, pour être précis. Tout d'abord, ce Live est le dernier de la tournée "Unending Style" (titre fichtrement modeste s'il en est...), et aussi le dernier avant une pause d'un an, en 1997, pendant lequel les membres du groupe se sont chacun consacrés au lancement d'une carrière solo, avec plus ou moins de réussite artistique et commerciale (les plus vendeurs n'étant pas les meilleurs, mais ce n'est que mon avis de Fanboy d'Inoran totalement assumé). A ce titre, il s'affirme comme un concert assez émotionnel, les fans ne sachant pas alors s'ils reverraient le groupe sur scène un jour, les annonces de gel des activités communes pour carrières solo n'étant jamais, avouons-le, particulièrement rassurantes. |
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D'autre
part, ce concert donné en extérieur en toute fin de mois
de Décembre donna l'occasion à Luna Sea de confirmer son
surnom de "groupe attirant les catastrophes naturelles". Point
question cette fois de typhon ou de tremblement de terre, mais d'une effroyable
vague de froid qui vint transformer la performance en torture pour les
membres du groupe comme pour le public. Loin de se laisser aller à
la frigidité, ce dernier saute sur la moindre occasion de bouger
et de faire du bruit pour se tenir chaud au même titre que les musiciens
sur scène, qui auront pourtant souffert méchamment. Cordes
gelées, vent glacial, rien pour refroidir l'ambiance mais tout
ce qu'il faut pour en avoir "jusque là", et un pauvre
Shin'ya qui finira par jouer Forever & Ever en version réfrigérée
"longue conservation", au point que la chanson gagne 4 minutes
(!) de durée par rapport à la version studio.
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| Les chansons, justement, parlons-en, car outre l'aspect historique et cryogénique, elles représentent certainement l'un des premiers intérêts de ce DVD, nous permettant ainsi de saisir la différence entre un DVD musical et un DVD de Madonna (méchanceté gratuite). La tournée dont ce concert marque le point d'orgue était organisée pour soutenir l'album Style comme on l'a vu, et chose relativement rare chez Luna Sea, ce dernier album (en date) se taille ici la part du lion. Sur les 11 titres que comporte ce dernier, ce ne sont pas moins de 10 d'entre eux que l'appel du live n'a pas laissé de glace, plus une face B (Ray, et non Twice à mon grand désespoir) soit rien de moins que la moitié du show. Impressionnant, d'autant que dans le lot se trouvent évidemment des titres plus tellement revus depuis (G., With Love), voire carrément l'OVNI Selves, la "Space Dye Vest" de Luna Sea, la chanson d'Inoran sonnant tellement Inoran en solo qu'elle aurait pu être incluse à Sô, jouée de façon magistrale. Le reste de la setlist joue sur les valeurs sûres, avec une tripotée de tubes et quelques Fan's Favorites, histoire de ne pas prendre le public trop à froid. |
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Et
puis pour définitivement écarter tout risque d'ambiance
polaire, quoi de mieux que quelques moments mémorables ? Chez Luna
Sea, généralement, on ne pratique pas la surenchère
d'effets spéciaux, l'attraction principale restant la musique et
les musiciens. Cependant, l'un d'entre eux, sans doute un peu givré
sur les bords, aime à en mettre plein la vue lors de son solo vers
la moitié du concert. Je veux bien sûr parler de Shin'ya.
On connaissait la batterie triggée, la batterie penchée
en avant, la batterie qui se retourne à partir de dessous la scène,
mais cela ce n'était rien par rapport à ce concert : la
batterie sponsorisée par la borne d'arcade G-LOC de Sega : 360°
dans tous les sens et un batteur fermement sanglé à son
siège qui joue et invective le public. Impressionnant, à
ranger à côté de la guitare à 4 mains de Spock's
Beard dans la catégorie "je refroidis les ardeurs des musiciens
amateurs".
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| Impossible de terminer cette chronique sans glisser un mot sur deux sujets qui n'ont rien à voir, le prix de vente de ce DVD et le costume de Ryuichi lors de rappels. Concernant le prix, Mafuyu étant considéré comme un semi-bootleg, il se voit vendu à un tarif jamais vu pour un DVD japonais, puisqu'il dépasse à peine les 15€ sur YesAsia (frais de ports gratuits). Compte tenu de la technique largement plus qu'acceptable (bonne image et excellente stéréo), c'est une affaire. Autre bonne nouvelle, Manatsu no Yagai a lui aussi été réédité au même prix, avec pochette refaite dans le même style, une bonne occasion de se faire le combo à prix rafraîchissant. |
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Le costume de Ryuichi ? Aaaah, le costume de Ryuichi...! Splendide ! Toi lecteur de cette chronique, oui, toi qui écoute de la musique japonaise, combien de fois t'a t-on dit que les groupes que tu écoutais faisaient "chanteur d'animé" ? Combien de fois as-tu dû justifier de ton intérêt pour les chevelus extrême-orientaux, envers et contre tous les stéréotypes à la Bioman / X-Or ? Et bien grâce à Ryuichi, tous tes efforts seront réduits à néant ! Tremble devant son costume Force Rouge ! Pleure devant les reflets à la Sharivan de son blouson en lurex ! Mais dis-toi, après tout, qu'il faut avoir du courage pour porter cela. Comme dirait Picard, pour porter un tel accoutrement, même sous des températures polaires, il ne faut pas avoir froid aux yeux !
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23 décembre 1996 - Yokohama Stadium (Yokohama) |
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01.
With love |
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Ryuichi
- Chant
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Sugizo, Inoran - Guitare |
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Shin'ya
- Batterie
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J - Basse |
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Daisuke
Kikuchi - Claviers (hors-scène, non crédité)
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