Des tubes, Molko proche de son public, bonne ambiance, menu sur fond de Kate Bush (toujours ça de pris)

Note globale


Dramatique uniformité musicale, image façon "Flash de Steph' de Monac' "

Editeur : Virgin
Durée totale : 2 h 08

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Image        PAL

Documentaire (24 min 16/9 st fr uk)
Brian's B12's on tour (1 min, st fr uk, caché)
Chicks with dicks (5 min, st fr uk, caché... et quelle classe ce titre, ma foi...)

L'Institut de Prévention contre l'Epilepsie dûe à la Photosensibilité vous présente Soulmates Never Die, le DVD qui fera le même effet que Pokemon au Japon (NDBaker : Pac-Man. Ca se prononce Pac-Man ! ^^).
Pour une fois, il n'y aura pas de vraie différence entre le Dolby Digital et le DTS : mixage rigoureusement équivalent, et rendu quasi-égal (avec tout de même, pour faire bonne figure, un DTS un minuscule poil mieux défini). Spatialisation réservée au public. Stéréo étonnante pour cause de mixage de la voix différent (moins de réverb).
Un condensé quasi-best-of des 4 premiers albums, qui hélas met en avant le caractère très monolithique de la musique du groupe. Les plus gros tubes rassemblés en fin de concert permettent de rester sur une note positive.
Deux bonus cachés, et un documentaire de 25 minutes tellement inintéressant que je n'ai même pas pu trouver comment en parler dans le texte principal....

Quatre ans, un mois et vingt-neuf jours. C'est le temps qui sépare l'écriture de cette chronique du jour de sortie (et d'achat...) du DVD Soulmates Never Die de Placebo. Pendant cet intervalle, le groupe a eu le temps de prendre des vacances, de faire des projets solo (avec Indochine pour Molko), d'enregistrer un autre album, d'en faire la promo et la tournée, et même de perdre son batteur, Steve Hewitt, en octobre dernier. Pourquoi ce retard inexpliqué ? Et bien il arrive parfois, lorsque l'on apprécie un groupe (sans plus en l'occurence, cela dit), que l'on n'ait pas spécialement envie de lui taper dessus à la base, et que la situation ne cesse d'empirer avec le temps. Car pendant ces quatre années, Placebo n'a pas seulement perdu son batteur : il a aussi perdu une bonne part de sa réputation, cette satané crédibilité artistique plus volatile qu'une flaque sous un soleil de mois d'Août. En termes clairs, Placebo est à pas mal d'égards en voie de ringardisation, raison pour laquelle nous (enfin, je) n'ai pas vraiment eu le coeur d'écrire ces lignes.
A sa sortie, Soulmates était un évènement, couronnnait la tournée d'un groupe au sommet de sa popularité. Hélas, il souffrait aussi dès l'origine de ce qui est devenu le point noir n°1 de Placebo : la répétitivité. Voyez-vous, faire une chanson de Placebo, c'est pas bien difficile : vous prenez une rythmique mécanique et efficace à défaut d'être particulièrement novatrice, vous y ajoutez une ligne de basse et des accords de guitare en croche (ou en noire, voir Pure Morning), plus une voix un peu nasillarde chantant des mélodies imparables quoique redondantes, et hop, le tour est joué ! La formule marche tant et si bien que nombreux sont les artistes à travers le monde à l'avoir reprise. On citera pour la forme Calogero, avec Yalla, ou Nil (celui-ci coulant sous le soleil levant) avec The Last Nova. Pire, la formule s'est avérée tellement efficace, mais aussi tellement étriquée, que le groupe n'a pu en sortir.
Ce qui devait alors arriver arriva : les nouveaux albums, en particulier ceux sortis après Black Market Music (c'est à dire pile ceux en soutien desquels cette tournée a été faite...), ressemblent à quelques détails près (English Summer Rain pour ne pas la citer) à du copié-collé des précédents. Ce qui nous amène directement à ce qui a rendu cette chronique si difficile à écrire, y compris à la sortie du DVD : l'unicité de la formule musicale, rendue encore plus apparente par la remise en contexte du live, laquelle gomme les différences de production et/ou de qualité de son qu'il pouvait y avoir entre les différents albums à l'origine, fait que le concert présenté sur Soulmates paraît ennuyeux, répétitif, voire long. Et comme le disait Baker pour le premier DVD de Nightwish : "un DVD d'une heure et demie qui paraît long, c'est louche".
Evidemment, tout n'est pas noir. Le public est presque parfait, les morceaux toujours efficaces (ce terme va devenir le mot directeur de cette chronique...) malgré les problèmes de répétitivité abordés précédemment, et bien sûr on trouve dans le tas une sacrée ribambelle de gros tubes, voire de très gros tubes, que ce soit Pure Morning, Slave to the Wage, Without You I'm Nothing ou "Let There be More" Taste in Men, la préférée des fans de Pink Floyd. Et puis parfois le monolithisme des chansons "à la Placebo", donc, est brisé par de rares morceaux que l'on qualifiera de moins "autoconventionnels", notamment English Summer Rain. Histoire de surcroît de faire plaisir au public français, lequel a depuis longtemps soutenu le groupe, Placebo a fait faire (par Virginie Despentes, no comment...) une traduction de Protect Me from What I Want qui est devenu, single aidant, sans doute le plus gros moment du concert, et a en outre inspiré l'auteur d'une des plus fascinantes AMV jamais faites sur Full Metal Alchemist (tellement fascinante qu'on vous file le lien pour la voir : http://fr.youtube.com/watch?v=wkI4oZanLPc ) .
J'aimerais en rester là, mais il va hélas falloir parler technique... Dans les bons points, on trouvera le son, aux basses profondes et sans trop de réverb pour un live à Bercy, présenté dans un superbe DTS bien comme il faut. Dans les mauvais points, l'image. Irregardable. Immonde. Insoutenable. Et le pire, c'est que je ne parle même pas seulement de Stefan Olsdal, qui est un insupportable m'as-tu-vu comme j'en ai rarement vu, au point que j'ai eu envie de lui coller des claques tout le long du concert, mais bel et bien de la technique pure. Quelques effets vidéo à la Portnoy, filtres dégueux à la Lasse Hoile chez Porcupine Tree, définition dégradée à la Indochine à Hanoï, mais surtout montage épileptique à la Iron Maiden et gâchis à la Touring the Angel, puisque sans ça l'image aurait pu être superbe...

En tout cas, puisqu'après tout tant qu'à avoir du retard, autant que cela serve à quelque chose, passons aux news : le changement de batteur et la chanson "Song to Say Good-Bye" semblent indiquer une prise de conscience de la part de Molko & Co des problèmes abordés sur cette page. Espérons que cela se traduise par un nouvel album de haut vol. C'est tout le mal qu'on leur souhaite (avec un DVD live dont on dira le plus grand bien le cas échéant. Voyez, on n'est pas si méchant) !


14-05-2008

18 octobre 2003 - Palais Omnisports de Paris-Bercy (Paris)


01. Bullet proof
02. Allergic
03. Every you every me
04. Bionic
05. Protegez-moi
06. Plasticine
07. Bitter end
08. Soulmates
09. Black-eyed
10. I'll be yours
11. Special needs
12. English summer rain
13. Without you I'm nothing
14. This picture
15. Special K
16. Taste in men
17. Slave to the wage
18. Peeping Tom
19. Pure morning
20. Centerfolds
21. Where is my mind ?


Brian Molko - Chant, guitare, harmonica, percussions   
   Stefan Olsdal - Basse, guitare, claviers, choeurs
Steven Hewitt - Batterie   
   William Lloyd - Basse, guitare, claviers
Xavior Roide - Claviers, choeurs   
   Frank Black - Guitare, chant