
![]() Voix au-dessus des attentes, et de bonnes idées pour en compenser les carences, joli concert et artiste communicative |
Note globale
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![]() Un peu trop mou et policé, setlist trop conventionnelle |
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Editeur
: Warner Music
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Durée
totale : 2 h 04
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Image
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Une image superbe, avec de jolies couleurs et tout et tout. Pas exceptionnel, mais néanmoins largement au-dessus de la moyenne, et une réalisation généralement bonne, à part une ou deux crises de jeunisme. Pas de 16/9ème en 2005. Bouh. | |
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Une stéréo chaleureuse, malgré son manque de punch, se révèlera bien plus avantageuse qu'un 5.1 assez avare en spatialisation. Tout juste un peu de réverb sur les instruments, en plus des applaudissements du public lorsqu'il se réveille (ce qui est tout de même assez fréquent, ne soyons pas mauvaise langue). | |
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Plusieurs extraits du dernier album et quelques tubes assez courants. Réussi pour qui achète son premier live de Sanson. Sinon, l'ensemble reste tout de même très conventionnel, sans véritable audace, et un peu monolithique. | |
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L'habituel backstage lèche-téton sera oublié sitôt vu, comme toujours. Les deux autres bonus restent anecdotiques si l'ona accès à Wikipedia, mais ont le mérite d'exister et sont globalement bien faits. |
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| On connaissait déjà "Le Fantôme de l'Opéra", le "Fantôme du Paradise" aussi, dans lequel on a le grand avantage, entre autres, de ne pas avoir à subir de chansons signées Andrew Lloyd Webber. Mais jusqu'en 2005, on ne connaissait pas le Fantôme de L'Olympia. Et pourtant, cela fait longtemps que la mythique salle parisienne, l'une des rares situées dans un quartier qui ne craint pas (faut en profiter...) est hantée par de nombreux esprits. Certains, Poltergeist sous 100 000 volts, avaient entraîné tout un public à dégrader les sièges. D'autres, moins violents, se contentent d'habiter ses murs dès qu'ils en ont l'occasion. Véronique Sanson, que la production tout sauf prolifique au cours des deux dernières décennies a bien failli transformer en véritable spectre, tout du moins médiatiquement, fait partie de ces fantômes. |
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Comme
il se doit, elle a donc profité de la sortie de son 13ème
album (studio en tout cas, si mes comptes sont exacts), pour enregistrer
son trouze-millième Live à l'Olympia. Et le moins que l'on
puisse dire, c'est qu'après les nombreux excès au cours
de sa carrière révélés au cours de la campagne
de promo de son dernier album en date, il y avait de quoi avoir peur.
Pas que lesdits excès aient été une surprise pour
grand monde, mais l'on sait depuis longtemps qu'alcool et clopes, s'ils
n'ont pas forcément d'incidences sur la créativité,
en ont immanquablement sur les capacités vocales. Or, imaginez
une seconde une Véronique Sanson sans voix, ou pire, sans vibrato
!
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| Que les fans se rassurent, le vibrato est toujours là. D'ailleurs, il ne faudra attendre que (précisément) 1 minute et 1 seconde pour entendre son premier "mnhAaAaAaAaAaA". Que les autres se rassurent aussi, il n'y a pas que le vibrato qui est encore là. Les quelques errements des débuts (vive les chanteurs diesel) ont beau faire un peu peur, surtout lorsqu'on la voit peiner pour terminer la première chanson, datant pourtant du dernier album (et donc adaptée à sa tessiture actuelle), le reste du concert la montre, sinon à son avantage, au moins suffisamment à l'aise pour ne pas ne pas foutre en l'air ses chansons. De plus, Miss Véronique a eu une idée de génie. Plutôt que de transposer ses morceaux, et plutôt que de les massacrer à essayer vainement de les chanter sur le ton d'origine, elle a décidé d'engager deux choristes et de purement et simplement leur laisser les notes hors de sa portée, pour se consacrer à des contre-chants souvent réussis. |
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Bon,
c'est vrai que de voir une chanteuse laisser les notes hautes à
des choristes "mâles", surtout lorsqu'il s'agit de se
morfondre d'être "loin de lui" dans une chanson intitulée
"Amoureuse", ça fait bizarre, mais ça vaut mieux
que cette même chanteuse transformant ses chansons en reprise de
Cradle of Filth, n'est ce pas ? Et puis, pour ce qui est de bien s'entourer,
Sanson est une spécialiste, et non, je ne parle pas QUE de Michel
Berger. Outre son fiston venu jouer sur Longue Distance, ses musiciens,
de diverses nationalités et de divers âges, sont une fois
de plus excellents, et elle-même n'a pas perdu la main au piano.
L'on aura aussi le plaisir de retrouver à une basse toute en souplesse
M. Leland Sklar, dont le look "ZZ Top" a pris récemment
un gros coup de jeune grâce à J.K. Rowling : il aurait pu
jouer Dumbledore dans les derniers Harry Potter. Parce que comme le disent
les fans, "Snape didn't kill Dumbledore - Michael Gambon did",
et qu'il n'aurait sans doute pas fait pire (surtout que Sklar, lui, il
a les lunettes...).
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| Avec sa bande, Véronique Sanson nous offre une prestation à la hauteur de son talent, qui laisse la part belle à son dernier album et à quelques tubes incontournables. On pourra cependant en toute bonne foi reprocher à l'ensemble un certain manque (voire un manque certain, selon la formule consacrée) de pêche, les titres interprétés étant souvent parmi les plus "soft" de son répertoire. On aurait aimé un peu plus de morceaux du style de celui ouvrant les concerts sur les chapeaux de roue (en comparaison de la moyenne des artistes français en tout cas), et surtout l'on regrette le manque d'une section de cuivres dont l'absence entraîne un vide sonore préjudiciable à des Bernard's Song ou Rien que de l'Eau, en particulier en comparaison du live de 1993, qui arrachait nettement plus. |
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Ce
côté un peu mollasson n'est sans doute pas arrangé
par le mixage qu'on pourra quant à lui qualifié de "typiquement
variété française". Messieurs les ingénieurs
du son, je sais qu'il ne faut surtout pas choquer la ménagère
de moins de 50 ans avec des caisses claires qui claquent, des basses qui
ronronnent et des guitares qui explosent... Mais on parle de Véronique
Sanson là, une artiste qui a fait des albums de blues, qui joue
du piano Jazz, qui a joué avec des Big Bands, bref une artiste
qui a écrit de la musique qui fait du bruit, pas d'Isabelle Boulay
ou de Chimène Badi. Faut faire cracher des décibels un minimum
bordel, pas tout lisser pour passer chez Drucker ! Le réalisateur,
lui, l'a compris.... Peut-être même un peu trop dans son cas,
puisqu'il nous "gratifie" de temps en temps de stroboscopes
à la Pullicino, notre réalisateur préféré...
Néanmoins, l'image a le mérite d'être superbe les
9/10ème du temps, et c'est déjà pas mal, si l'on
fait abstraction de l'absence de 16/9ème, chose qui fait tâche
pour un Live filmé en 2005.
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Pour ce qui est des bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, à part un "making-of" qui n'a de making-of que le nom, puisque l'on apprendra rien de la vie en tournée ou de la conception de la (très jolie) scène, ou de l'organisation... A la place, on aura droit à quelques interviews de membres de son staff (ou à Mireille Dumas), lesquels nous apprendront, ô surprise, que Véronique Sanson est une nana formidable et une artiste géniale. C'est pas qu'on en doute, au contraire... mais on s'en fout un peu, quoi ! Puis personnellement, à la place d'un artiste, ce genre d'exercice hagiographique à la limite de la nécrologie aurait tendance à me mettre mal à l'aise. On trouvera aussi une discographie complète (hors compilation) commentée, de façon parfois obscure, notamment lorsqu'ils sous-entendent l'existence d'une autre version studio de Bernard's Song sans cuivres, que je n'ai trouvé nulle part (si vous avez des infos, n'hésitez pas à m'écrire, adresse kaworu @ dvdreamscape.fr ), ainsi qu'une biographie présentée sous la forme d'un texte en fichier vidéo, grâce auquel, entre deux séquences de ce concert certes pas exceptionnel mais très agréable, vous aurez enfin la possibilité d'écouter Véronique Sansl'son. Désolé, j'voulais absolument la placer ^^ !
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8 & 9 mars 2005 - L'Olympia (Paris) |
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01.
J'aime un homme |
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Véronique
Sanson - Chant,
piano
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Basile Leroux, Jeff Cease - Guitare |
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Neal
Wilkinson - Batterie
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Leland Sklar - Basse |
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Nicolas
Neidhardt - Claviers
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Guillaume Eyango, Eric Filet - Choeurs |